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cours de peinture : conseils,
trucs et astuces d'un aquarelliste professionnel
Etude
de Golden Retrievers
Auteur: Cyrille_Jubert,
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Peindre à l'aquarelle est affaire de
patience. C'est vrai lorsque l'on peint à ma manière
en cherchant à avoir de vrais contrastes. Il faut poser,
glacis après glacis, couches après couches, de nouvelles
nuances, jusqu'à obtenir l'effet souhaité. Dans cette
page, étape par étape, pas à pas, vous allez
voir l'aquarelle se renforcer et les golden retrievers sortir du
papier.
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Ma palette
: bleu de cobalt, ocre jaune, alizarin et indigo.
-L'indigo me permettra d'obtenir des couleurs denses, proches des
noirs en le mélangeant avec l'ochre et le alizarin
-le cobalt m'autorisera toutes les nuances claires, allant jusqu'au
blancs, en le mélangeant avec ces deux mêmes pigments.
Papier d'aquarelle
Je peins sur du papier Arches 300g grain satiné, qui est
en fait totalement lisse, me permettant des dessins au crayon puis
au pinceau d'une extrême finesse. Ma feuille pour cet exercice
est au format 50x75cm. Le papier a été trempé
pour retirer l'apprêt, mais n'est pas tendu. Si je peins le
fond, je remouillerais le dos à l'éponge et tendrais
le papier sur ma table afin d'éviter que les pigments s'accumulent
dans les creux du papier gondolé par l'eau.
Le dessin préalable
J'ai soigné le dessin de base fait avec un crayon HB mais
en dessinant avec une main légère, de façon
à pouvoir alléger le dessin avant de peindre.
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PHOTO DE REFERENCE
Voici à gauche la photo des golden retrievers. Elle
a déjà été recadrée. Vous pouvez voir
au nombre de laisses qu'il y avait 6 chiens. Sur la centaine de photos
que j'avais au départ, j'ai chosi celle-ci pour le beau contraste
ombre et lumière. Il faisait très beau ce jour-là
et le ciel azur se reflétait sur le poil des chiens, créant
une belle opposition ocre et bleu de cobalt.
Voici à droite la même photo travaillée
sous photoshop pour exagérer les couleurs et les contrastes. Vous
voyez mieux les reflets de ciel à gauche, mais les teintes ocre-jaune
sont devenues évidentes à droite.
Je n'ai trafiqué la photo que pour mettre en évidence pour
vous ce qui me saute aux yeux naturellement.
C'est mon côté X-files. 
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Premier glacis
J'ai fait l'économie de vous
montrer le dessin de base. Vous pouvez voir les traits sous l'aquarelle.
Pour commencer, j'ai dilué du bleu de cobalt avec beaucoup
d'eau et passé une couche extrêmement légère
sur l'ensemble des chiens. L'objectif étant de ne pas laisser
parfaitement blanche sur le dessin lui-même. Cette couche
d'aquarelle est si fine, que dés j'aurais attaqué
la première couche montrant les ombres les plus légères,
il sera devenu presque impossible de la détecter à
l'oeil nu.
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Deuxième glacis
Travaillant toujours avec un gros
pinceau en "petit-gris" très gonflé d'eau,
j'ai rajouté une couche plus dense de bleu de cobalt pour
marquer l'ombre. Vous pouvez constater qu'à ce stade, le
travail d'aquarelle au pinceau est très grossier.
Pour les néophytes, je vais parler de la technique
de "l'enlevé", qui a certainement un autre
nom...
Lorsque vous avez posé une couche uniforme de pigments, aussi
longtemps que cette couche est mouillée, vous pouvez alléger
les pigments à certains endroits.
Il vous suffit de gonfler votre pinceau d'eau, puis de le sucer
très fort pour aspirer toute l'eau et créer le vide
dans les poils. Si vous passez votre pinceau "évidé"
sur votre peinture, les pigments vont quitter le papier aspirés
par le pinceau.
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Dans une assiette blanche, j'ai mélangé
mes trois couleurs de base (bleu, rouge et jaune) pour obtenir un
gris beige. Dilué, il me donnera une nuance de blanc, que je
pourrais accentué selon les zones choisies, soit en bleu soit
en jaune.
Sur ce détail du chien du fond à droite, j'ai accentué
les ombres, on voit très bien les nuances de mon "jus
de base".
Au premier plan, le travail du poil commence
à être plus fin. Pour cela, j'alterne un pinceau de "petit
gris" N°3/0 et un fin pinceau en poil de martre N°1.
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A ne travailler que dans la nuance, cela finit
par prendre la tête. Alors, je me suis détendu en travaillant
les couleurs les plus fortes.
Je suis monté en nuances dans les violets autour de la truffe
et sur le menton. avant de peindre les dents dans des nuances d'ocre,
puis les roses de la langue.
Je n'ai pas peur de rappeler une évidence, en aquarelle, on
peint toujours les zones les plus claires avant de monter en valeur
vers les teines les plus sombres. La lumière du papier ne peut
pas être retrouvée si vous l'avez recouverte d'une couche
de peinture.
Ainsi progressivement, je vais pouvoir ajouter de l'indigo et d'alizarin,
pour atteindre des noirs profonds pour la truffe et les babines.
Pour obtenir ce noir, je rajoute une pointe de "noir d'ivoire"
dans mon mélange.
Mon tableau commence à ressembler à quelquechose.
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Dans la fourure du poitrail, couche après
couche, avec mon "jus de base", je renforce les contrastes.
Les endroits qui vous semblent noirs, ont été peints
avec le même "jus" que les endroits les plus clairs.
Mon mélange de base est simplement utilisé avec moins
d'eau.(voir
l'étude de blancs)
C'est ce qu'on appelle "l'aquarelle, sec sur sec".
Je n'ai pas mouillé mon papier
avant de passer mon pinceau et celui-ci ne contient que l'eau nécessaire
pour s'imprégner des pigments qui ont sêchés
dans mon assiette-palette.
Ayant travaillé ainsi à sec, dessinant les ombres
de chaque poil, vous pouvez penser en prenant du recul, que les
détails sont trop marqués. Attendez alors d'être
sûr que votre travail soit sec en profondeur. Prenez votre
pinceau le plus large en "petit gris", garnissez le d'eau
et d'une teinte que vous souhaitez renforcer globalement, et passez
une couche sur l'ensemble de votre travail précédent.
Vous pouvez aussi, accentuer le jaune à droite, et le bleu
à gauche, laissant l'aquarelle faire le tri au milieu. Vos
traits trop voyants vont se fondre dans l'ensemble avec harmonie.
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En mettant tous ces détails bout-à-bout,
Voilà un aperçu de ces golden retrievers à l'instant
T, quand l'envie m'est venue de vous montrer mon travail.
Comme vous le voyez, les deux premiers chiens sont à peine
ébauchés.
Le quatrième est à peine plus travaillé, alors
que le troisième sort déjà du papier.
J'ai voulu qu'il me serve de référence pour donner à
chacun des valeurs à peu près égales.
Par ailleurs, travailler des heures juste à faire des boucles
de fourrure plus ou moins pales, c'est à vous donner le bourdon.
Je me suis fait plaisir en donnant corps (et visage) à l'un
de ces chiens.
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contrastes
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